LOI DE ROBIEN
(Loi 2003-590 du 2-7-2003 art.91 notamment)Destination du bien : Résidence principale du locataire
Engagement minimum de location : 9 ans
Autre(s) condition(s) : Plafonnement des loyers
Occupation par le propriétaire : Non mais ascendants et descendants si foyer fiscal distinct
Déficit à imputer sur le revenu global : Oui dans la limite de 10 700 € (reste imputable sur revenus fonciers)
Réduction d’impôts : Non
Récupération de la TVA : Non
Quels sont les logements concernés ?
Vous êtes un particulier et souhaitez investir dans un logement neuf destiné à la location non meublée à usage d’habitation principale du locataire. Vous pouvez prétendre au bénéfice du dispositif de Robien pour les logements suivants (situés en France métropolitaine ou dans les quatre départements d’outre-mer) :- Le logement que vous avez acquis neuf à compter du 1er janvier 2003 ;
- Le logement que vous avez acquis en l’état futur d’achèvement et pour lequel l’achèvement intervient à compter du 1er janvier 2003 ;
- Le logement que vous faites construire et pour lequel l’achèvement intervient à compter du 1er janvier 2003.
Quels sont les engagements des propriétaires ?
Le dispositif Robien n’exige plus de conditions de ressources du locataire mais vous devez respecter les engagements suivants :- L’engagement de location du logement :
Toutefois, par exception, la location consentie à un organisme public ou privé qui le donne en sous-location nue à usage d’habitation principale ne fait pas obstacle au bénéfice de l’avantage fiscal à la condition que cet organisme ne fournisse aucune prestation hôtelière ou para-hôtelière.
Vous ne pouvez ainsi pas bénéficier de ce dispositif si vous souhaitez vous réserver occasionnellement la jouissance du bien ou bien louer le bien meublé.
- Les obligations déclaratives :
- La qualité du locataire :
- Si l’immeuble appartient à une société :
- Le plafonnement des loyers :
| Situation du logement | Loyer / m² |
| Zone A | 19,19 € |
| Zone B | 13,33 € |
| Zone C | 9,59€ |
Ces plafonds sont relevés chaque année, au 1er janvier dans la même proportion que la variation de la moyenne sur quatre trimestres de l’indice national du coût de la construction.
La surface à prendre en compte est la surface habitable (art. R 111-2 du Code de la Construction et de l’habitation), augmentée de la moitié, dans la limite de 8 m² par logement, de la surface des annexes. La surface des emplacements de stationnement n’est pas prise en compte.
Quelles conséquences sur le plan fiscal ?
Comme pour l’amortissement Besson, la déduction au titre de l’amortissement est égale à 8 % de la base amortissable les cinq premières années et 2,5 % les quatre années suivantes. A l’issue de cette période de neuf ans, il est possible de poursuivre le principe d’amortissement de 2,5 % par période de trois ans dans la limite de six ans.La déduction globale varie donc selon les cas, de 50 % du coût d’investissement du logement à 57,5 %, voire 65 %.
La base de calcul de l’amortissement est différente selon le type de logement. Elle comprend :
- pour les immeubles acquis neufs ou en état futur d’achèvement : le prix et les frais d’acquisition (honoraires de notaire, TVA, droits d’enregistrement) du logement ;
- pour les immeubles que vous faites construire : le prix du terrain et le coût de la construction.
Exemple de calcul d’un amortissement de Robien :
Vous avez acquis un logement le 12 novembre 2003 avec une base d’amortissement de 100 000 €.
- La première année (2003) : 100 000 x 8 % x 2/12 (1er jour du mois de livraison = 1er novembre, soit 2 mois d’amortissement sur 2003)
- De 2004 à 2007 : 100 000 x 8 %
- La sixième année (2008) : 100 000 x 8 % x 10/12 (complément de 2003) + 100 000 x 2,5 % x 2/12
- De 2009 à 2011 : 100 000 x 2,5 %
- La dixième année (2012) : 100 000 x 2,5 % x 10/12 (complément de 2008).
Pendant toute la durée d’amortissement, le taux de déduction forfaitaire est abaissé à 6 % contre 14 % dans le régime commun.
Les déficits fonciers autres que les intérêts d’emprunt sont imputables sur le revenu global à concurrence de 10 700 € par an. Le surplus est quant à lui déductible des revenus fonciers des dix années suivantes.
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